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Le meilleur des mondes

Le meilleur des mondes
632 après Ford : désormais on compte les années à partir de l’invention de la
voiture à moteur. La technologie et la science ont remplacé la liberté et Dieu.
La vie humaine, anesthésiée, est une suite de satisfactions, les êtres naissent in
vitro, les désirs s’assouvissent sans risque de reproduction, les émotions et les
sentiments ont été remplacés par des sensations et des instincts programmés.
La société de ce Meilleur des mondes est organisée, hiérarchisée et uniformisée,
chaque être, rangé par catégorie, a sa vocation, ses capacités et ses envies,
maîtrisées, disciplinées, accomplies. Chacun concourt à l’ordre général, c’està-
dire travaille, consomme et meurt, sans jamais revendiquer, apprendre ou
exulter. Mais un homme pourtant est né dans cette société, avec, chose affreuse,
un père et une mère et, pire encore, des sentiments et des rêves. Ce « Sauvage », qui a lu tout Shakespeare et le cite comme une Bible, peut-il être un danger pour le « monde civilisé » ?
Date de parution : 
01 Juillet 2015
Éditeur d’origine : 
Plon
Durée : 
8h50

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Prix public conseillé: 
20.90 €
Format: 
Livre audio 1CD MP3
Poids (Mo): 
606
EAN Physique: 
9782356419545

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Prix public conseillé: 
18.80 €
Format: 
audionumérique
EAN numérique: 
9782367620022

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Un livre sur lequel je ne me serai pas forcément arrêté … Le résumé me tentait assez peu, je ne suis pas très fan des romans d’anticipation. J’ai eu beaucoup de mal avec la première partie, je me suis un peu perdue dans les descriptions de ce monde et de ce fait, il m’a manqué certains éléments pour la suite. La deuxième partie m’a plus plu. J’ai trouvé que le récit permettait de poser des questions intéressantes sur la société, ce qu’on en attend et ce qu’on pense être bon pour nous en fonction de notre éducation. Passée cette réflexion sociologique, si j’ai été contente de le découvrir, ça ne reste pas un livre qui me laissera un grand souvenir.

J'ai lu ce livre en version papier en 2013. Cette lecture étant récente, je me suis contentée d'extraits de la version audio. Un petit résumé de l'histoire : Nous sommes dans l'an 632 de "Notre Ford", à Londres. Les sociétés anciennes (les nôtres) ont disparu. A la place, existe désormais une société dans laquelle les êtres humains ne se reproduisent plus de façon sexuée mais dans des flacons. Une fois sortis du laboratoire, ces humains sont élevés en communauté et conditionnés à devenir ce que l'on attend d'eux. La finalité de cette société est de ne frustrer personne mais il s'agit d'un bonheur chimique et artificiel. Les derniers humains, tels que nous les connaissons, sont parqués dans des réserves et considérés comme des sauvages. Un jour, l'un de ces "sauvages" quitte sa réserve pour rejoindre la population "normale". Ses aventures (ou plutôt ses mésaventures) nous sont livrées... Mon ressenti sur le texte : La première moitié, très scientifique, ne m'a pas franchement passionnée. Mon intérêt s'est un peu éveillé quand le "sauvage" a rejoint la population "normale" mais cela n'a pas suffit à me faire aimer ce livre. Je lui reconnais toutefois des qualités d'anticipation. L'auteur y prédit avec justesse les dérives de notre société et notamment la recherche du bonheur à tout prix, le culte du corps et celui de la jeunesse. Mon ressenti sur la version audio. J'ai eu l'occasion d'écouter plusieurs ouvrages lus par Thibault de Montalembert parmi lesquels "Canada", "Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants" et "La Vérité sur l’affaire Harry Québert". Chaque fois, j'ai adoré son interprétation. "Le meilleur des mondes" ne fait pas exception à la règle. Celui qui aime la science-fiction et les livres audio ne sera pas déçu. La première condition m'a manqué...

Le meilleur des mondes est un livre visionnaire -il a été écrit il y a plus de quatre-vingts ans- qui propose une réflexion pertinente sur le clonage, la liberté et le bonheur. Pourtant, je n’ai pas réussi à m’y intéresser. Dès le départ, la voix de Thibault de Montalembert et le texte d’Aldous Huxley n’ont pas retenu mon attention. J’ai failli abandonner une première fois puis, j’ai décidé de poursuivre un peu quand le personnage de Bernard fait son entrée en scène. J’ai finalement abandonné quand il rentre de vacances avec Lénina c’est-à-dire aux deux tiers du roman environ. L'intégralité de mon avis ici : http://echappees.fr/les-meilleur-des-mondes-aldous-huxley-lu-par-thibault-de-montalembert/

Le meilleur des mondes est celui où l'on ne pense pas Le meilleur des mondes, celui où pour être heureux, il faut se satisfaire de ce que l’on a, celui où l’on s’abrutit par la prise de médicament. Celui où l’on est si peu habitué à la contradiction, au petit pas de travers, que l’on s’offusque devant une idée non conforme à ce qui nous a été inculqué. Car c’est de ça qu’il s’agit dans « Le meilleur des mondes » de Huxley, le conditionnement humain qui ici, passe par le clonage. Des milliers d’individus, triés par classe, les deltas, les alphas... tous programmés pour le même travail, tous conditionnés pour ne jamais se rebeller. Leur obligation est d’être heureux, leur devoir est de tout faire pour l’être. Le bonheur passe par des tranquillisants, absorbés en grand nombre, par faire l’amour pour le plaisir en multipliant les partenaires au maximum, toute tentative de fidélité étant proscrite et un travail bien fait, bénéfique à la société. L'individu est au service de la consommation, il travaille pour produire et toute activité n’étant pas bénéfique économiquement est proscrite. Se balader en pleine nature est même interdit. Une histoire visionnaire Aldous Huxley est un visionnaire, car en 1932, il aborde des concepts d’applications aujourd’hui. Les moyens de communication ultra-connectés, la libération sexuelle, le rejet des sociétés « primitives », la peur de l’autre, et la surconsommation sont des phénomènes actuels qui figurent dans ce livre vieux de presque un siècle. L’endoctrinement dont parle Huxley est terrible, car tous les personnages du livre rejettent la différence. Les filles doivent être « pneumatiques », entendez par là, un peu rondes, les hommes pressants et pressés. Tout doit être joli, tout le monde doit être gentil, rien ne doit entacher cette succession de parfaites journées qui forment leur vie. Mon avis Un roman qui interpelle par sa clairvoyance, un texte qui bien que très sérieux est truffé de traits d’humour. La naïveté des personnages endoctrinés est jubilatoire, leur naturel face aux choses de la vie, déconcertant. J’ai beaucoup aimé ce roman que je n’ai pas lu, mais écouté en livre audio. Encore une fois je suis sous le charme de la lecture de Thibault de Montalembert qui a su faire ressortir la candeur sous antidépresseurs des personnages. Un classique du roman d’anticipation à découvrir. Un texte superbement écrit.

Nous sommes en 632 après Ford (depuis l’invention des voitures) et c’est une société « moderne » tournée vers la science qui ne laisse rien au hasard : les enfants ne naissent plus par des parents mais sont créés par insémination, les catégories sociales sont déterminées dès la gestation, les relations monogames sont totalement dépassées et même mal vues (il est considéré moralement plus acceptable d’avoir plusieurs partenaires sexuels et louche de se contenter d’une personne) et l’idée même d’avoir ou de parler de parents biologiques est considérée comme indécente. Les habitants sont conditionnés depuis la naissance par l’hypnose et ainsi ils ne remettent pas en question leur société. S’ils traversent des périodes de doutes, ils prennent une drogue (le soma) qui maintient leur niveau de bonheur sans effets secondaires. Au début du roman, nous rencontrons Bernard Marx et Lénina Crowne. Lui a beau être un « Alpha » mais il a souvent une attitude à la limite de l’antisocial qui se questionne beaucoup sur cette société. Elle par contre et le parfait produit de cette société, futile et qui ne se pose aucune question existentielle. Un jour, ils se retrouvent dans une réserve de « sauvages ». Ces derniers sont un mélange des Indiens d’Amérique et de notre société qui vivent de façon « primitive ». Ils ramènent John, un jeune sauvage qui a appris à lire avec des textes de Shakespeare et qui ne comprend pas du tout cette société qui est si opposée à sa vision du monde.

Passé les premières pages, le récit démarre vraiment, Lénina confirme à Bernard qu'elle viendra avec lui et ça devient vraiment intéressant. Huxley crée deux mondes parallèles : celui qui vit selon les principes de Ford, et la réserve à sauvages qui croit en Dieu et vit sans technologie. Mais les codes qui régissent ces deux fonctionnements sont finalement assez proches. Dans les deux cas, les individus sont endoctrinés, aveuglés par la manipulation mentale qu'ils ont subis depuis leur enfance mais les résultats sont contradictoires. On peut alors s'interroger sur la cible de l'auteur. Le contrôle par la technologie est-il identique au conditionnement religieux ? Vouloir le bonheur de tous en le leur imposant est-il une solution idéale ? Ce roman donne assurément à réfléchir. Il est rempli de références comme le mythe du bon sauvage, les expositions universelles du 19e siècle avec les cages remplies de "sauvages", le conditionnement psychologique, les méfaits de la religion, le rejet de la différence, la reproduction sociale, l'asepsie de plus en plus présente, la quête du bonheur sans son pendant qui permet de l'apprécier... Sans compter les noms de certains personnages qui sont des références à peine voilées. On ne peut pas en sortir indemne et il me semble que le lecteur sera forcément touché par l'un de ces thèmes. L'irruption d'un individu différent, un sauvage né d'un père et d'une mère, dans cette société bien organisée met forcément en valeur les excès du contrôle (et de la drogue).

Quel plaisir de retrouver cette histoire ! Combien de fois l’ai-je lu ? Pas loin de dix fois je pense, et pourtant le plaisir est renouvelé à chaque fois. Aussi, c’est un livre audio que j’ai écouté en « connaisseuse », mais le conteur Thibault de Montalembert donne une nouvelle lecture de ce classique, et emporte le lecteur de sa voix basse vers un monde meilleur pendant 9 heures …

Je n'ai pas accroché du tout à ce roman et ceci presque dès le début. Je me suis forcée durant le premier tiers et quand je me suis rendue compte que j'entendais mais que je n'écoutais pas et que même cela m'énervait... j'ai arrêté de suite. Dès le début, de longues descriptions de cette société m'ont un peu lassée. Je ne sais pas s'il y a vraiment une histoire car mon esprit s'est très vite mis à vagabonder et je ne comprenais plus rien. Je suis complètement passée à côté de ce "classique", tant pis. http://www.pagesdelecturedesandrine.com/2016/02/le-meilleur-des-mondes-d-aldous-huxley-livre-audio.html

Le monde a changé, il n’est plus celui que nous connaissons aujourd’hui. La reproduction se fait dans des flacons (il est indécent d’avoir un père et une mère). La société est découpée en castes dont les individus sont conditionnés dès le plus jeune âge. Notre monde actuel est perçu comme grotesque et aller voir les « sauvages » (des êtres humains qui osent encore vivre de façon archaïque – comprendre comme nous) fait parti des voyages exotiques que s’offrent certaines personnes aisées. Alors forcément lorsqu’un sauvage débarque dans la civilisation, cela perturbe un peu la donne. Ce meilleur des mondes est très déroutant. Cette écoute m’a plus d’une fois dérangée car cela fait réfléchir sur beaucoup de choses, c’est une vraie remise en question. Ce livre n’est absolument pas un coup de coeur. Par contre, je le trouve très intéressant. Je n’ai pas accroché au style mais la lecture par un de mes lecteurs préférés (Thibault de Montalembert) m’a ravie. En bref : à lire mais pas forcément à relire.

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