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Si c'est un homme

Si c'est un homme
Durant la Seconde Guerre mondiale, Primo Levi, vingt-quatre ans, juif, lutte aux
côtés des maquisards antifascistes du Piémont. Capturé en 1943, il se retrouve
peu après à Auschwitz, où il demeurera plus d’un an avant d’être libéré par l’armée
russe en janvier 1945.
Au camp, il observe tout. Il se souviendra de tout, racontera tout : la promiscuité
des blocks-dortoirs, les camarades qu’on y découvre à l’aube, morts de froid et de
faim ; les humiliations et le travail quotidiens, sous les coups de trique des kapos;
les « sélections » périodiques où l’on sépare les malades des bien-portants pour
les envoyer à la mort ; les pendaisons pour l’exemple ; les trains, bourrés de juifs
et de tziganes, qu’on dirige dès leur arrivée vers les crématoires…
Et pourtant, dans ce récit, la dignité la plus impressionnante ; aucune haine, aucun
excès, aucune exploitation des souffrances personnelles, mais une réflexion
morale sur la douleur, sublimée en une vision de la vie.

Paru en 1946, Si c’est un homme est considéré comme un des livres les plus
importants du XXe siècle.

Parce qu’il est familier des grands textes philosophiques, Raphael Enthoven résout avec une talentueuse sobriété la difficile équation que pose le texte de Primo Levi : comment nommer l’innommable ?

Remerciements à Benoît Peeters, écrivain, pour sa lecture de l’interview de Primo Levi par Philippe Roth.

Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
Interview de Primo Levi par Philip Roth lue par Benoît Peeters
Entretien inédit avec Raphaël Enthoven
Date de parution : 
09 Septembre 2015
Durée : 
7h35

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Prix public conseillé: 
21.90 €
Format: 
Livre audio 1 CD MP3 - Entretien inédit avec Raphaël Enthoven
Poids (Mo): 
654
EAN Physique: 
9782367620329

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Prix public conseillé: 
19.70 €
Format: 
audionumérique
EAN numérique: 
9782367620169

Commentaires

J’avais lu ce livre il y a longtemps et je ne m’en rappelais pas plus que ça, ce fut donc avec plaisir que j’ai accepté ce partenariat pour redécouvrir cette œuvre majeure dans les documents concernant les camps de concentration. Dans ce roman, Primo Levi nous décrit la vie dans le camp de concentration, dans tous ses détails et toutes ses absurdités. Le fait que cela soit de l’audio et si bien lu par Raphaël Enthoven permet de mieux s’imaginer les situations et rajoute, je trouve à l’horreur. Contrairement à quelques critiques que j’ai pu lire et qui reprochaient à l’auteur un manque d’émotions, j’ai pour ma part plutôt admiré le détachement et l’objectivité dont il pouvait faire preuve pour relater tous les évènements et toutes les situations qu’il avait vécu et subies. Un plaisir d’avoir redécouvert cette œuvre, je vous la conseille pour ne pas oublier…

Un témoignage lucide sur l’horreur des camps de concentration Dans « Si c’est un homme », Primo Levi nous raconte la vie des déportés au sein des camps de concentration. Insultes, brimades, coups et surtout la faim font que chaque jour passé est une victoire. Mais les détenus ne peuvent pas penser comme ça. Garder espoir est le lot des nouveaux, des gros numéros, ces bleus qui ne connaissent rien de la vie de détenu. Non, ce qui les fait tenir, c’est la peur, puis leur fierté. Se comporter en homme digne est pourtant difficile. Voler est presque nécessaire si l’on veut survivre, se battre pour obtenir les meilleures affectations et surtout ne jamais, mais alors jamais tomber malade. L’épuisement ou une infection des pieds assure un aller simple à la chambre à gaz. Si c’est un homme, un récit de survie poignant On entre vite dans la vie de ces hommes qui dès la sortie du train sont séparés de leur femme et de leurs enfants. Ce qu’ils deviennent ? Ils ne le sauront jamais, ou plutôt, ils s’efforcent de ne pas y penser, car tout le monde sait que les faibles, les inaptes au travail ne vivent pas longtemps. D’abord apprendre les règles de vie, ensuite travailler dur, puis supporter la faim qui les tenaille et attendre. Attendre que les jours passent et surtout ne rien espérer. L’espoir est une torture qu’il n’est pas bon s’infliger, alors tous tentent de survivre au jour présent en faisant ce qu’on leur demande sans se mettre en danger. Travailler, mais pas jusqu’à l’épuisement, contourner les règles, mais intelligemment, garder sa fierté, mais sans avoir l’air effronté. Et puis regarder ses compagnons partir un matin, pour ne jamais revenir, entendre les horreurs infligées à ces semblables, mais ne pas se rebeller. Mon avis Un témoignage franc sur une période de l’histoire que j’ai encore du mal à comprendre. Tant d’horreurs ont été commises pour un rêve de grandeur ridicule. Mais c’est arrivé, et ce témoignage aide à garder en mémoire ce dont l’homme est capable. Je suis sidérée par la foi de ces prisonniers qui résistent comme il le peuvent. Sidérée, par ce classement par nationalité, puis pas numéro d’arrivée, sidérée d’entendre que sur 50 000 ou 100 000 juifs d’une nationalité, seuls quelques centaines demeurent. Car, quand on entend le témoignage de Primo Levi, la survie est tellement présente que j’ai eu tendance à oublier qu’il y en a qui ont baissé les bras ? Certains n’étaient pas assez forts, d’autres n’ont pas pu continuer à suivre les règles imposées, beaucoup ont succombé à la faim ou à la maladie. Pour d’autres, c’est juste le sort qui leur a été défavorable. Je n’ai pas lu le livre, mais ai écouté l’histoire en livre audio. Raphaël Enthoven nous propose une lecture calme, presque résignée qui est parfaitement en ligne avec le texte. Une lecture qui reflète l’homme digne et intelligent qu’était Primo Levi. À ne pas rater, l’interview de Raphaël Enthoven. Pour moi, « Si c’est un homme » de Primo Levi est un témoignage qui se prête très bien à l’exercice de la lecture à voix haute. Ce titre fait partie de la sélection Prix Audiolib 2016

Cela faisait longtemps que ce titre était dans ma LAL (et il était même dans ma bibliothèque parmi les livres de L’Homme) mais ‘avais toujours eu un peu peur de me lancer dans la découverte de ce témoignage sur la vie dans les camps de concentration. Sa sélection au prix Audiolib m’a un peu forcé la main mais j’en suis ravie… Je ne sais pas trop quoi dire à part que c’est un témoignage très fort –poignant sans être larmoyant, dramatique sans qu’il y ait de pathos, terrible sans qu’il y ait de surenchère de l’horreur. Le sort de ces hommes qui sont réduits à l’état de bêtes et qui survivent à l’horreur. Ce livre raconte l’histoire d’un jeune homme comme tant d’autres et l’histoire des hommes. Dans toute cette horreur, il est pourtant question d’humanité. C’est un livre très fort, d’autant plus que c’est un témoignage aussi bien écrit qu’un roman, mais qui est ancré dans la réalité (l’auteur l’a écrit très vite après la guerre). Raphaël Enthoven lit ce livre de façon sobre et posée sans jouer et cela se prête bien au texte.

Ce livre est un grand classique, de ceux que l’on étudie à l’école en même temps que la Seconde Guerre Mondiale. Je dois faire partie de ces rares personnes qui n’ont pas eu à le lire pendant leur scolarité et qui sont passées à côté. Primo Levi, juif italien, raconte sa déportation et son emprisonnement dans le camp d’Auschwitz. Son récit, une longue description de ses années de détention, dépeint les horreurs de ce camp et la déshumanisation progressive des prisonniers. L’histoire est dure mais intéressante. L’écriture est très simple et les mots sont justes. Cela en fait un ouvrage accessible à tous et qui permet de bien comprendre ce que fut la vie dans ces camps de travail sous l’Allemagne nazie. J’ai apprécié l’écoute de ce livre, tant par la construction du récit et son contenu que par la voix agréable du lecteur. Cependant, même s’il m’a marquée et que j’ai eu les larmes aux yeux sur la fin, il ne fait pas partie de mes livres phares sur cette période sombre de notre histoire. En bref : un bon ouvrage à mettre entre toutes les mains, pour ne pas oublier et surtout pour ne pas recommencer !

J’avais lu ce livre il y a longtemps et je ne m’en rappelais pas plus que ça, j'ai donc été contente de pouvoir le redécouvrir. Dans ce roman, Primo Levi nous décrit la vie dans le camp de concentration, dans tous ses détails et toutes ses absurdités. Le fait que cela soit de l’audio et si bien lu par Raphaël Enthoven permet de mieux s’imaginer les situations et rajoute, je trouve à l’horreur. Contrairement à quelques critiques que j’ai pu lire et qui reprochaient à l’auteur un manque d’émotions, j’ai pour ma part plutôt admiré le détachement et l’objectivité dont il pouvait faire preuve pour relater tous les évènements et toutes les situations qu’il avait vécu et subies. Un plaisir d’avoir redécouvert cette œuvre, je vous la conseille pour ne pas oublier…

Ames sensibles s’abstenir, voici une littérature concentrationnaire particulièrement dure et crue. Sans pathos excessif, sans accusation, c’est une analyse du système concentrationnaire quasi médicale qui nous est servie et cela rend les choses presque encore plus insupportable. Il se place volontiers dans une posture d’observateur pour nous décrire un système social, politique, commercial, complètement à part, propre à l’univers concentrationnaire dont on peine à imaginer qu’il a pu exister à nos portes. Pourtant l’empathie est bien là. Des envolées philosophiques, poétiques, lyriques ramènent cette part d’humanité que le narrateur cherche à conserver et à retrouver autour de lui. Et s’il décrit volontiers ce qu’il subit lui-même, la lourdeur des charges à porter, les pieds trempés et blessés, jamais il ne se pose en héros ou en exemple, et l’on ne peut douter qu’il doit sa survie à une série de circonstances insolemment chanceuse: son jeune âge, ses compétences de chimiste, l’aide d’un civil, jusqu’à sa présence à l’infirmerie au moment pile de l’évacuation du camp. La lecture de Raphaël Enthoven, toute en sensibilité et en sobriété, accompagne parfaitement cette histoire à la fois poignante et noble. Il est difficile de ne pas surinvestir une lecture aussi chargée et il s’en sort à merveille.

Outre la qualité impressionnante du récit sur l'enfer des camps nazis qui n'est plus à démontrer, j'ai été sensible à la justesse de lecture de R. Enthoven. le texte est divisé en 23 plages dont les plus longues n'excèdent pas 20 mn. Ce qui est parfait car il est nécessaire de pouvoir fractionner l'écoute. Ecouter un texte de cette qualité n'a rien à voir avec l'écoute de notre chanteur favori. Il faut bien choisir nos moments. Les plages 24 (30 mn) et 25 ( 1h 08 ) sont très enrichissantes.

Ce livre n'est pas seulement un simple documentaire, mais aussi une réflexion profonde sur notre humanité et notre morale, au delà des seuls allemands et juifs de l'époque. J'ai lu avec consternation des reportages désolants sur le "tourisme" autour d'Auschwitz et ai été très sensible à la sobriété, la retenue et la dignité de ce récit, parfaitement respectées par la lecture sobre de Raphaël Enthoven. Plutôt qu'un livre de plus, " si c'est un homme" est sans doute "le premier" livre à lire pour essayer de comprendre, ne pas oublier, et éviter que se reproduise un jour, ce à quoi ont pu participer des hommes pourtant "ordinaires". le dernier chapitre, un entretien avec Raphaël Enthoven, lecteur mais aussi professeur de philosophie, permettra à ceux qui le souhaitent d'approfondir le message de Primo Levi. Sur la forme, cette version audio est un nouvel outil pour toucher de nouveaux lecteurs, peut être rebutés par une lecture classique. Un livre puissant, mais en même temps accessible.

Reçu via le Masse critique en roman audio, je l'ai écouté dans ma voiture. Je félicite le choix du lecteur qui semble bien connaître la langue allemande et donc réussi avec brio la lecture de tout les passages en allemand. Je n'avais jamais lu ce classique qui est pourtant souvent demandé à la bibliothèque pour des travaux d'école. J'aime sa façon épurée, sa vue objective, neutre et philosophique de cette épreuve pourtant difficilement surmontable. Il a su donner une vue objective, un aperçu net de ce qu'il se passait sur les camps, sur ce qu'il a vécu. Un message à l'humanité sans haine pour que l'horreur ne se répète plus. C'est très certainement LE livre à lire (ou à écouter) sur le sujet Malheureusement l'écoute sur le trajet en voiture m'obligeait de temps en temps à décrocher du livre pour être attentive à la circulation et j'ai du perdre quelques miettes du récit en chemin mais le message est passé.

Reçu via le Masse critique en roman audio, je l'ai écouté dans ma voiture. Je félicite le choix du lecteur qui semble bien connaître la langue allemande et donc réussi avec brio la lecture de tout les passages en allemand. Je n'avais jamais lu ce classique qui est pourtant souvent demandé à la bibliothèque pour des travaux d'école. J'aime sa façon épurée, sa vue objective, neutre et philosophique de cette épreuve pourtant difficilement surmontable. Il a su donner une vue objective, un aperçu net de ce qu'il se passait sur les camps, sur ce qu'il a vécu. Un message à l'humanité sans haine pour que l'horreur ne se répète plus. C'est très certainement LE livre à lire (ou à écouter) sur le sujet Malheureusement l'écoute sur le trajet en voiture m'obligeait de temps en temps à décrocher du livre pour être attentive à la circulation et j'ai du perdre quelques miettes du récit en chemin mais le message est passé.

Ce livre n'est pas seulement un simple documentaire, mais aussi une réflexion profonde sur notre humanité et notre morale, au delà des seuls allemands et juifs de l'époque. J'ai lu avec consternation des reportages désolants sur le "tourisme" autour d'Auschwitz et ai été très sensible à la sobriété, la retenue et la dignité de ce récit, parfaitement respectées par la lecture sobre de Raphaël Enthoven. Plutôt qu'un livre de plus, " si c'est un homme" est sans doute "le premier" livre à lire pour essayer de comprendre, ne pas oublier, et éviter que se reproduise un jour, ce à quoi ont pu participer des hommes pourtant "ordinaires". le dernier chapitre, un entretien avec Raphaël Enthoven, lecteur mais aussi professeur de philosophie, permettra à ceux qui le souhaitent d'approfondir le message de Primo Levi. Sur la forme, cette version audio est un nouvel outil pour toucher de nouveaux lecteurs, peut être rebutés par une lecture classique. Un livre puissant, mais en même temps accessible.

Outre la qualité impressionnante du récit sur l'enfer des camps nazis qui n'est plus à démontrer, j'ai été sensible à la justesse de lecture de R. Enthoven. le texte est divisé en 23 plages dont les plus longues n'excèdent pas 20 mn. Ce qui est parfait car il est nécessaire de pouvoir fractionner l'écoute. Ecouter un texte de cette qualité n'a rien à voir avec l'écoute de notre chanteur favori. Il faut bien choisir nos moments. Les plages 24 (30 mn) et 25 ( 1h 08 ) sont très enrichissantes.

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