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Rue des voleurs

Rue des voleurs

A Tanger, un adolescent libre penseur, assoiffé de liberté, connaît ses premiers émois avec sa cousine Meryem. Surpris par ses parents, pudibonds, obsédés par les questions d’honneur, de morale et de qu’en dira-t-on, il se fait rouer de coups, ce qui le décide à fuir et à vivre dans la rue, puis à traverser la Méditerranée. De Tanger à Barcelone, un roman d’apprentissage contemporain, l’épopée d’un jeune homme sauvé par son amour des polars noirs et des poètes orientaux.

Othmane Moumen insuffl e un puissant symbolisme à ce récit mêlant conte oriental et document contemporain.

Date de parution : 
13 Février 2013
Durée : 
9h00

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Prix public conseillé: 
22.90 €
Format: 
Livre audio 1 CD MP3 - 618 Mo
EAN Physique: 
9782356415585

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Prix public conseillé: 
19.95 €
Format: 
audionumérique
EAN numérique: 
9782356415325

Commentaires

Rue des voleurs, voici une histoire que je conseille à tous. Je parle d’histoire, car je n’ai pas lu le roman, mais écouté le livre audio. Neuf heures d’écoute dont je n’ai raté aucun mot. Parlons d’abord de la voix d’Othmane Moumen qui est parfait dans cette lecture, car certes, il maîtrise la langue arabe, mais aussi parce qu’il a le don de jouer plusieurs personnages sans que cela paraisse artificiel. Aussi, lorsqu’il endosse le rôle d’un personnage féminin, son naturel rend la lecture fluide et agréable à l’oreille. Ensuite, le texte en lui-même qui a du être précédé par un travail de recherche assez pointu. C’est là, le point fort de Mathias Enard, écrire de belles histoires qui se basent sur des faits réels. Ici, le printemps arabe, vu par Lakhdar, un jeune marocain, chassé de la maison familiale, après avoir été surpris nu avec sa cousine Meryem. Une vie d’errance débute pour lui, SDF, il tente de survivre et c’est par chance qu’il retrouve son ami de toujours, Bassam.

Rue des Voleur est un beau roman. Pas magnifique, car il ne parle pas de grandes choses comme l'amour, le sacrifice, ou la guerre, mais en même temps, si. Il parle de tout cela, mais d'une façon simple, sans grandiloquence. Ce qui s'est passé pendant le printemps arabe, les endoctrinements des jeunesses musulmanes, les attentats... Lakhdar en est le témoin, mais tout coule finalement sur lui, rien ne l'atteint plus que le départ des personnes auxquelles il tient. Et que dire de la lecture d'othmane Moumen, si ce n'est qu'elle fleure bon le Maghreb. Son accent chantant m'a littéralement transportée au coeur du roman et des rues de Tanger ! J'ai arrêté plusieurs fois la lecture, juste pour essayer de prononcer à voix ce que j'avais eu tant de plaisir à entendre la seconde au paravent.

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