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Constellation

Constellation
28 octobre 1949, le Constellation à destination de New-York s’écrase dans l’archipel des Açores avec quarante-huit personnes à son bord. Aucun survivant. Parmi les victimes, des gens célèbres : Marcel Cerdan, champion de boxe et amant d’Édith Piaf, et la grande violoniste Ginette Neveu. Mais aussi des anonymes, des entrepreneurs, une ouvrière devenue héritière d’une usine à Detroit et cinq bergers basques partis tenter leur chance au Far West… Pourquoi tout s’est-il arrêté pour eux ce jour-là ? Dans ce brillant premier roman, Adrien Bosc enquête sur le lien étrange qui relie désormais ces disparus : quels hasards, quelles coïncidences les ont conduits à ce destin commun ?

Suivi d'un entretien avec l'auteur

Date de parution : 
14 Janvier 2015
Durée : 
4h46

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Prix public conseillé: 
19.90 €
Format: 
Livre audio 1 CD MP3 - 525 Mo - Suivi d'un entretien avec l'auteur
EAN Physique: 
9782356418562

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Prix public conseillé: 
17.90 €
Format: 
audionumérique
EAN numérique: 
9782356419224

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Constellation est un ouvrage passionnant très documenté qui remonte le fil de plusieurs vies avec un style soutenu et des anecdotes enrichissantes. Dommage qu'il soit si court.

Avant cette lecture, je ne connaissais de ce accident d'avion que le fait que Marcel Cerdan était l'une des victimes. J'ai donc trouvé l'histoire de ce crash et des passagers de cet avion intéressante et très bien documentée. Le lecteur est agréable à écouter et j'ai passé malgré tout un très bon moment de lecture.

Ce livre est parsemé de petits bouts d'histoire sur les passagers du vol mais aussi sur l'enquête, sur la reconnaissance des victimes. J'ai trouvé cette histoire d'autant plus touchante que je l'ai commencée quelques jours après la triste actualité de mars 2015. L'auteur ne s'attache pas uniquement aux célébrités mais nous raconte de nombreux destins brisés même ceux d'illustres inconnus. Le lecteur est très bon et sa voix se prête bien au roman. Une belle découverte et un bon moment de lecture audio.

J’ai particulièrement aimé la voix de Bernard Gabay, qui crée une proximité, une intimité avec celui qu’il écoute. Je l’entends d’ailleurs encore et le destin de ces personnes n’est pas prêt de me quitter. Une lecture sensible pour un texte magistral.

Bien qu'ayant trouvé très intéressant de découvrir ce qui s'est passé ce 28 octobre 1949, ce texte m'a laissée sur ma fin car j'attendais de l'auteur qu'il propose une réelle intrigue, là où il se contente de commenter les faits. Une fois que j'ai compris et accepté quel serait le propos de l'auteur dans ce livre, j'ai pleinement apprécié son écoute. L'écriture est superbe, et c'est, je crois, ce qui m'a fait aimer cette lecture. Adrien Bosc crée une sorte de fascination chez le lecteur, il introduit dans l'histoire comme une aura de mystère à laquelle j'ai été très sensible. Au final, ce fut une belle écoute et une lecture intéressante.

Mon écoute de ce roman audio s'est déroulée en deux temps. Jusqu'au chapitre 12, je m'ennuyais un peu, je trouvais que le récit ressemblait un peu à un catalogue assez monotone et puis juste quand je commençais à me lasser, au chapitre 13, j'ai accroché à nouveau. J'ai trouvé cela plus rythmé, les personnages étaient plus développés et le récit n'était plus seulement centré sur les individus mais aussi au déroulement des événements liés directement à l'accident et ce qui a suivi le drame. La scène de la découverte de la scène du crash est très forte et j'irai même jusqu'à dire belle. D'ailleurs, même dans la première partie, j'ai aimé le style que j'ai trouvé fin et beau. La lecture par Bernard Gabay est très réussie, correspondant bien à l'ambiance du texte.

Constellation est un livre intéressant et vraiment bien écrit qui a connu beaucoup de succès depuis sa sortie l'année dernière. Je comprends qu'il plaise car la trajectoire de tous ces personnages est intéressante. La fiction est habillement mélangée au documentaire et au final, nous avons bien dans les mains un roman. Pour ma part, je ne rejoints pas l'enthousiasme de certains. La multiplicité des personnages m'a empêché de m'attacher à eux et de rentrer vraiment dans le roman. Quelques passages ont retenu mon attention mais malheureusement c'est retombé bien vite. Je vous recommande l'écoute de l'entretien avec l'auteur situé à la fin de cette version audio. Il apporte un éclairage intéressant sur la genèse de ce livre et les intentions de l'auteur.

La lecture de Bernard Gabay est sobre, comme solennelle. Le ton, le choix de la musique au début des chapitres, tout concourt à créer ce climat pesant. C’est un roman qui s’écoute par touches, car au bout d’un moment, on a besoin de respirer. D’autant plus que tout y est rapporté avec force détail. D’ailleurs, j’avoue avoir parfois décroché de mon écoute. Peut-être parce qu’il s’agit de plusieurs « fragments » de vie et que passer de l’un à l’autre peut parfois faire perdre le fil ? Peut-être parce qu’il y a besoin parfois de sortir de cette ambiance pesante ? La plume d’Adrien Bosc est plutôt fluide, précise, mais manque peut-être de sentiment. Son roman tient la route, il est intéressant, nourri, c’est une vraie grande enquête. Mais j’ai l’impression qu’il aurait pu le conclure plus rapidement, qu’il l’a laissé s’étirer trop longtemps. Et que certains passages à la fin étaient finalement peut-être de trop. Ils m’ont quelque peu déroutée car je n’ai pas compris forcément le lien avec le reste du roman.

La force du roman réside avant tout dans la peinture des personnes devenues personnages ici. On se plaît à écouter les différentes recherches de l'auteur, notamment sur l'écriture, on salue sa façon singulière de faire des inconnus des êtres aussi importants que Cerdan et Neveu, on voudrait retenir toutes les magnifiques citations qui ouvrent chaque chapitre, on se délecte de la voix du conteur ? Quelques heures de récit sensible d'une belle poésie où s'entrechoquent des destins d'étoiles filantes.

Pour moi ce roman est indéfinissable. Je me suis demandé à de nombreuses reprises pendant l'écoute ce que c'était que ce livre ? Et quelques jours après, je ne sais toujours pas comment le définir. Ce n'est pas complètement un roman ni un documentaire, c'est à mi-chemin entre les deux. Je ne sais pas si j'ai aimé ou détesté. Je suis très perturbée par cette écoute. Au final, je me suis demandée s'il y avait une réelle intrigue. En fait, Adrien Bosc se contente de proposer un commentaire de ce qui s'est passé le 28 octobre 1949 à bord du constellation. C'est pour cette raison que je suis restée très en retrait des personnages. J'ai écouté leur histoire, j'ai perçu la volonté de l'auteur de rattacher tous ces destins particuliers les uns aux autres mais la mayonnaise n'a pas réellement pris. Le moment du texte que j'ai particulièrement apprécié c'est l'histoire du violon de Ginette Neveu. J'ai trouvé cet épisode plein de poésie. Bernard Gabay lit par ailleurs très bien le texte d'Adrien Bosc mais cela n'a pas suffit à me faire aimer complètement ce roman.

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